“Les vertus du sport sont célébrées et pourtant... Son image est parfois floue en raison de certains excès de professionnalisme. Il est vital de lutter contre ces dérives. Mais surtout, d'illustrer la contribution essentielle du sport à l'éducation de tous, à la fraternité et donc à la volonté de vivre ensemble.” Jacques Delors
Ces quelques mots pour une nouvelle fois rappeler les raisons de nos engagements. La violence s’exprimait autrefois dans le pancrace, les tournois et même la soule. Au fil des années, l’évolution de la société a constamment réduit la part de violence physique en codifiant les règles et permettant de rendre ces pratiques ludiques. Ainsi cette agressivité codifiée a justifié l’enseignement et l’éducation du sport, dans l’esprit du jeu. Le code d’éthique sportive repose sur des fondements historiques et philosophiques. Il se réfère à deux principes, à savoir l’équité et l’excellence sportive en tant qu’expression de l’excellence humaine. Le principe d’équité sportive inclut une dimension institutionnelle (absence de discrimination fondée sur des critères autres que la performance, l’application uniforme des règles, l’exclusion de décisions arbitraires…) et une dimension personnelle qui correspond à une obligation morale de respecter les règles loyalement, conformément au fair-play. Le football subit des pressions de la société moderne d’où émergent des comportements opposés à l’éthique sportive. Bien souvent relégué à un niveau secondaire au détriment du résultat sportif, l’éthique sportive doit reprendre sa place essentielle dans le football permettant à la société et à l’individu de profiter pleinement des avantages potentiels du sport.
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